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Cosmétiques maisons ou artisanaux ?

Dans mon dernier article « Bien être – La beauté extérieure » je vous interrogeais sur la pertinence de faire ses cosmétiques maisons ou de les acheter auprès de petits artisans.

Lorsque j’ai entrepris de revisiter mes armoires de salle de bain et de faire attention aux produits que j’utilisais, il me paraissait évident de faire ses propres cosmétiques. Moins de déchets, plus économique, meilleurs contrôles des produits utilisés… Et puis j’ai passé ma 1ère commande sur un grand site de vente de produits naturels.

De grands rêves pleins la tête, je me voyais déjà faire mes savons, mes gels douches, mes lotions hydratantes, toniques, anti-rides, mes masques capillaires, visage, gommages, mes fortifiants, spécial pousse de cheveux, mes shampoings, …

Glooooups ….

J’ai un peu déchanté lorsque j’ai vu ces milliers de références, bios, pas bios, venant des 4 bouts du monde, des ajouts pour la texture, anti-rides, hydratant, des colorants, …

Difficile de faire son choix parmi tant de choix. Des milliards de questions se sont alors bousculése dans ma tête … Lequel est le plus pertinent ? Lequel est le plus adapté à mon besoin ? Ce produit vient tout de même de l’autre bout du monde, n’y a-t-il pas des filières plus proches ? Et les contenants ? C’est fou le nombre de produits qu’il y a besoin !

Mais prise dans l’excitation de la nouveauté et de la découverte je me suis laissée prendre au jeu.

Recherches, comparatifs, documentations via notamment le grand guide de l’aromathérapie et des soins beauté naturels

et du livre « Cosmétique maison je me lance »

Essentiels selon moi, pour y voir plus clair, à travers ses milliers de référence, les différent procédés, la connaissance des divers produits à utiliser, sur les quantités et la sécurité pour les mélanger et les utiliser car certains de ses produits sont à utiliser précautionneusement.

Il faut également se soucier du résultat obtenus et vérifier que le produit peut être utiliser sans risque sur la peau ou les muqueuses en vérifiant son pH.

A la réception de ma commande (bien sûr, je m’en doutais), la quantité de plastique des contenants de ces produits étaient vraiment importante ! Je me suis vraiment interrogée sur la pertinence de mon action. Je voulais faire mes propres produits pour limiter mes déchets. Or, en achetant pour les faire moi-même j’en générais une quantité non négligeable. Un peu moins peut être, bien qu’impossible à comptabiliser car il faudrait prendre en compte les déchets cachés liés aux approvisionnements de stocks, au transport de matière 1ère provenant des 4 bouts du monde, la livraison qui a amené mon colis, et les déchets réels que je finirais par jeter à la poubelle.

Quant aux résultats, il est variable. Les recettes sont testées, améliorés en fonction des besoins, de ce qu’on aime ou non, parfois il y a des ratés, il faut recommencer. Bref, faire ses cosmétiques est une véritable activité, un art qui nécessite qu’on se penche un tantinet sur la question.

À la vue du temps passé, et du nombre de contenants à acheter, une autre question s’est donc posée à moi. Avons-nous vraiment besoin de tous ces produits pour notre hygiène ? Peut être que réfléchir aux essentiels, à ce que dont mon corps à vraiment besoin, ce que j’utilise VRAIMENT au quotidien serait nécessaire.

A l’époque encore infirmière, commençant très tôt, ayant mon petit garçon à m’occuper et à déposer à la crèche avant de partir travailler. Mon temps de passage dans la salle de bain était compté. Et finalement, peu de produits utilisés.

C’est ainsi que mes placards de salle de bain se sont vus fortement désencombrés après cette remise en question et ce questionnement très simple. De quoi ai-je véritablement besoin ?

Par ailleurs et toujours au vue du temps que cela prends et de mes performances plus que mitigées en matière de réalisation de cosmétiques j’ai pris le parti de faire confiance au savoir et au savoir-faire de professionnels. C’est parfois préférable, bien que je continue à faire certains produits par moi-même. Des artisans respectant des procédés simples, éthiques, avec des matières premières locales, dans un contenant lui aussi éco-responsable.

Faire ses cosmétiques maison est avant tout une question d’envie et de préférence. 

Cette expérience m’a beaucoup apprise, et m’aura permis beaucoup de questionnements notamment sur l’origine de mes produits. Sur ce que je veux et ce que je ne veux pas !

Néanmoins, avec le confinement, et la fermeture de nombreuses boutiques. Fabriquer ses propres cosmétiques aura été pour moi une solution temporaire me permettant de vider aussi mes placards et de finir les restes. Pas de gaspi !

Ci-dessus baumes et huile visage provenant de la ferme du bien être dans les Vosges que nous avons ramenés de nos dernières vacances.
Crème pour les mains au chanvre que j’achète à « Le comptoir du vrac » mon épicerie bio en vrac dans les Yvelines.
Et mon huile d’abricot que mon mari et mon fils adore et termine de mon ancienne commande.

Et vous, pour vos cosmétiques vous être plutôt maisons ou artisanaux ?

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